La Flotille

Unity of Lynn

Sloup à corne

 

 

Le smack trouve ses origines au XVIIè siècle sur la côte sud est de l'Angleterre dans les estuaires des nombreuses rivières et rias qui façonnent profondément les rivages de l'Essex. Ces sloups à corne sont armés principalement pour la drague des huîtres sauvages ou la pêche des sprats dans les estuaires. Dans ce dernier cas, on met à profit les courants de marée pour caler un filet en forme de chalut sous le bateau qui demeure mouillé sur son ancre. Quelle que soit leur typologie, la plupart des voiliers de travail ont évolué dans leurs formes et leurs gréements au cours des siècles. Les activités pratiquées par les communautés maritimes, la configuration géographique des lieux où elles exerçaient, la nature de la ressource et le développement de l'architecture navale ont constitué les principaux critères de cette évolution. Au milieu du XIXè siècle, le développement de la plaisance à considérablement influé sur les formes des smacks. À la belle saison, leurs équipages trouvaient un revenu supplémentaire en se faisant embarquer, en qualité de patrons ou de matelots, à bord de ces bateaux de plaisance construits pour les régates et donc très manœuvrants. Un atout essentiel pour la drague des huîtres quand, après chaque trait, il faut virer de bord et remonter au vent afin de revenir sur le banc pour remettre en pêche. Ainsi, à partir des années 1860 le smack atteint son apogée dans ses formes les plus abouties et devient probablement l'un des voiliers de travail les plus élégants de la Mer du Nord. Unity of Lynn fait partie de ceux-là ; construit en 1906 au chantier d'Alexander Gostelow, sur la rivière Lynn dans l'Essex, il est à considérer, du fait de son âge et de son excellent état, comme un témoin essentiel du patrimoine maritime européen.

 

Longueur au pont : 10,96 m

Longueur hors tout : 15,10 m

Largeur au bau : 3,12 m

Tirant d'eau : 1,20 m

Déplacement : 9 t

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Indomptable

Sloup à corne

 

C'est à partir du tournant du XIXè siècle que le gréement de sloup voit le jour au sein des flottilles de pêche bretonnes ; il supplante en quelques décennies celui des chaloupes à voiles au tiers. Les communautés maritimes du pourtour de la rade de Brest n'échappent pas à cette évolution et les pêcheurs de coquilles saint-jacques de la presqu'île de Plougastel adoptent le nouveau gréement. Les chantiers s'adaptent à la demande et, à partir des années 1920, ils construisent des sloups à tableau, larges et bien défendus de l'avant, avec une quille en forte différence qui offre un plan de dérive conséquent. Une surface de voilure importante, avec grand voile, flèche et trinquette, donne de la puissance et permet une meilleure manœuvrabilité au près. Autant de caractéristiques nécessaires à la pratique de la pêche à la drague. À partir du début des années 1950, la motorisation conduit au désarmement progressif des voiliers. Nombre d'entre-eux finiront leurs jours en haut des grèves, d'autres seront reconvertis à la plaisance. C'est le cas de l'Indomptable, construit en 1947 au chantier Stipon du Fret, en presqu'île de Crozon, pour le patron Jacques Peres. Il est motorisé en 1953 et poursuit son activité avec ce nouveau mode de propulsion jusqu'aux années 1970. Acquis par le cercle nautique de Moulin-Mer (29) en 1977, il bénéficie d'une importante restauration trois ans plus tard avant d'embarquer quantité de futurs plaisanciers jusqu'en 1998, date à laquelle il est abandonné. En 2011, l'Indompable quitte la rade de Brest sur la remorque d'un camion pour rejoindre le pays d'Auray où son nouveau propriétaire à décidé de procéder à sa restauration. Le sloup retrouve son élément en 2013 et c'est dans les eaux de Bretagne sud qu'il poursuit désormais sa seconde vocation de voilier école.

en 1953 chantiers

Longueur hors tout : 15 m

Longueur au pont : 10,55 m

Largeur au bau : 4,10 m

Tirant d'eau : 1,80 m

Déplacement : 13 t

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Tout Va Bien

Sloup à corne

 

Lançé en 1939 au chantier d'Alexandre Gourmelon à Camaret (29) pour Jean-Louis Le Guil, pêcheur de Conleau dans le golfe du Morbihan, le Tout Va Bien est l'un des derniers représentants des flottilles de petits sloups à corne de pêche qui, dès les premières décennies du siècle dernier, ont succédé aux traditionnelles chaloupes sur tout le littoral de Bretagne atlantique. Son patron l'a fait construire pour pratiquer les petites pêches saisonnières dans le Golfe et la baie de Quiberon : lignes, filets droits et plus particulièrement les casiers pour la pêche des crustacés. Le Tout Va Bien est un bateau creux, avec des formes pleines et un maître bau avancé, assez large afin de pouvoir embarquer un maximum d'engins de pêche. Un tillac avant, fermé par une cloison, délimite un espace avec deux couchettes permettant à l'équipage de dormir à l'abri. À partir des années 1950, les mutations économiques de la pêche côtière ont nécessité l'armement de bateaux plus grands, pontés afin de pouvoir s'éloigner davantage des côtes et propulsés essentiellement au moteur. Ainsi, bon nombre de petites unités vont-elles être désarmées, abandonnées ou vendues pour la plaisance. C'est le cas du Tout Va Bien qui connaîtra plusieurs propriétaires et de nombreux équipages de jeunes gens ravis d'apprendre les rudiments de la voile et de naviguer à moindre coût. Une sérieuse restauration, entre 2004 et 2006, a redonné une nouvelle vie à ce petit sloup qui fait partie aujourd'hui des souvenirs de jeunesse de nombreux plaisanciers locaux.

 

Longueur au pont : 6,50 m

Longueur hors tout : 8,75 m

Largeur au bau : 2,83 m

Tirant d'eau : 1,40 m

Déplacement : 4,5 t

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Sassaroz

Sloup à corne

 

Construit en 1905 au chantier Mallard de Saint-Servan pour la pêche du maquereau, le Sassaroz,

anciennement baptisé Marie, est l'un des plus vieux maquereautiers encore en état de naviguer. À la

belle saison, ces petits sloups, nombreux dans les baies de Saint-Malo et de Cancale, gréaient de

chaque bord une perche de châtaignier, nommée tangon, sur laquelle était fixée une ligne de 25 à 30

mètres, terminée par un plomb d'environ cinq livres et portant trois avançons. Le premier poisson

pêché servait de boëtte sous la forme de fine lanières, découpées sur son ventre, dont la peau

argentée attirait ses congénères.

Très toilé avec grand-voile, trinquette, foc amuré sur un long bout dehors et flèche, le maquereautier

est un bateau rapide et il était parfois nécessaire que le patron, souvent seul à bord, réduise sa

voilure afin de conserver une vitesse adéquate pour la pêche. Cependant, les régates qui se

déroulaient entre pêcheurs justifiaient de porter toute la toile et ne manquaient pas d'attrait. Si la

plupart des bateaux désarmaient l'hiver, quelques uns pratiquaient les casiers ou la drague. À l'instar

de la plupart des communautés maritimes, ce sont les femmes qui se chargeaient de la vente du

poisson.

Aménagé aujourd'hui pour la plaisance, son propriétaire étudie la possibilité de le remettre dans son état

d'origine en version pêche.

 

Longueur : 6,40 m de tête en tête

Longueur hors tout : 8,90 m

Largeur au bau : 2,20 m

Tirant d'eau : 1,45 m

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Amzer Mat

Sloup à corne

 

Un cotre Maquereautier construit en 1938 par le chantier WANHOUT du Havre , petit sloop à corne qui a sans doute sillonné la baie de Seine avant, pendant et peu après-guerre. Doté de lignes latérales sur perche ou tangon, non ponté (sauf sur la partie avant du mât), il devait, comme ses collègues de la baie de Saint-Malo ou Cancale traquer le maquereau.

A été certifié Bateau d'Intérêt Patrimonial par Patrimoine Maritime et Fluvial sur avis favorable de la commission d'agrément réunie le 18 octobre 2019.

 

Longueur : 6,50 m de tête en tête

Longueur hors tout : 9,50 m

Largeur au bau :2,20 m

Tirant d'eau : 1,20 m

 

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Dernière mise à jour : 23/10/2019