Benjamin Franklin

Né en 1706 à Boston, colonie anglaise en Amérique et
mort en 1790 à Philadelphie, États-Unis d'Amérique, est le héros américain
par excellence.
Quinzième enfant d'un immigré, fabricant de chandelles, il aide à
l'atelier dès l'âge de 10 ans. À 17, il part à la recherche d'une vie meilleure.
Sa description de son entrée à Philadelphie, sans un sou, ses hordes dans les
poches, est un morceau d'anthologie. Travail et économie font sa fortune
dans l'imprimerie et la presse. Riche à 40 ans, il étudie, définit la nature de
l'électricité, met au point, le paratonnerre, les lunettes bifocales, un poêle
révolutionnaire, l'« armonica » de verre... Et un code de vertu.
Ayant amélioré son sort, il veut améliorer celui des autres. Elu par les
colons, il part les représenter à Londres. Fervent partisan de l'empire,
bientôt rebuté par l'égoïsme de la métropole, il revient à Philadelphie, et
signe en 1776 la déclaration des Droits de l'homme qui mène à
l'indépendance américaine. C 'est la guerre.
Mais que peut faire une milice de fermiers face à l'armée anglaise ? Il
traverse l'Atlantique à nouveau, risquant à 70 ans d'être intercepté par la flotte
anglaise et pendu comme traître. À Paris, refusant de se plier aux us de la Cour
de Louis XVI, impressionnant philosophes, savants et politiciens qui essaieront
d'imiter les Américains en 1789, il réussit à obtenir du très absolu et très
catholique Louis XVI, une aide pour créer cette république protestante ! Sans
cet exploit diplomatique la naissance des Etats-Unis d'Amérique aurait été
reportée de quelques décennies, ce qui aurait changé l'histoire du monde.
Au milieu des difficultés comme des ors des palais, Franklin montre une
lucidité hors du commun, une curiosité de l'autre et du fait, une quête
continuelle d'amélioration de lui-même et du monde.